LE CHEMIN DE LA TENDRESSE
Éditions de la Lune berçante
© ÉDITIONS DE LA LUNE BERÇANTE
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Pages couverture
CHEMIN DE LA TENDRESSE
• Le chemin de la tendresse
•Je t’aime tellement...
• Sur une seule note
• Fleur d'Amazone
• La jeune fille de cristal
• Viens
• Fille du vent
• Beauté
• Naissance
• Invitation à la valse
• Dans la nuit du jardin
• Tu seras mon œil
• Sérénité
• Offrande
• Promène tes pas
• Mon ami d’enfance

CHEMIN DE LA QUÊTE
CHEMIN DE LA DÉTRESSE
CHEMIN DE LA PLÉNITUDE
Livre d’or

 

 

 

 

 

 

Le chemin de la tendresse

La neige tombait, tombait
Dans ma tête.
Elle était chaude entre mes doigts
Et docile.
Je marchais à côté des pas
À l’inverse.

C’était la nuit.
Il neigeait de fines lames de verre
Qui papillotaient.

Longtemps, longtemps, je marcherai
Vers toi.


 

Je t’aime tellement que je crois t’avoir rêvée

Tu es l’enfant de ma tête,
Et tes pieds sont de cristal,
Tu es le produit de mon rêve,
Ton corps revêt bien mon modèle.

Tu es là, devant moi,
Telle que je t’ai vue en rêve.
Je te déshabille de ta peau neuve,
Pour retrouver mon rêve intact,
Comme un vêtement familier.

Ouvre-toi, ouvre-moi, laisse-moi entrer.
Verse-moi à boire !
Là, tu es bien ?
J’ai faim de toi,
Je suis gourmand par dedans,
Je suis rassasié par dehors.


 

Sur une seule note

Nos bouches s’unissent en écho
Dans la nuit d’hier,
Ou de demain.

Pâle ciel d’un air farouche,
Le bruit court sur tes cheveux
Et dans les miens
D’un pas glacial.

Dis-moi si tu veux
Marcher dans ma tête,
Et dormir avec
Mon ombre.


 

Fleur d’Amazone

Tu es une Rose au rosier;
Moi, un oiseau léger.
Je m’approche : Oh ! tu as des épines.
Et je dois me satisfaire de ta vue à distance.
Quand je crois t’avoir saisi sous bon angle,
Tu refermes prudemment ta corolle.
Dès lors,
Je ne vois que le manteau couleur de sang
Dont tu te drapes, tout entière.

Ô Rose ! fleur d’Amazone,
Laisse-moi te regarder dormir
Que d’un œil,
Dans ce banal décor crépusculaire.


 

La jeune fille de cristal

Laisse ma main soupirer dans ta main,
Laisse-moi me griser de ton absence,
Ma voix dans le vent du soir
Rejoint la tienne pour une valse,
Et ta musique murmure à mon oreille
Un baiser d’adieu.

Pourquoi ton souvenir
Veut-il aussi prendre congé de moi ?
Pourquoi l’amour
Porte-t-il le deuil jusque dans mon cœur ?

Cristal de ma vie,
Je n’entends déjà plus ta lumière fluide
Dans les collines sacrées !
Laisse-moi, au moins,
Suivre ta trace,
Marcher dans tes pas
Encore frais sur les pierres...


 

Viens

Il y a
Tant d’amours
Qui se perdent
Au fil des jours
Et des nuits sans lune...

Cette foule de mains
Qui s’agitent
Sur des amalgames
De sons.

Viens boire le rayon de soleil
Sur ma toile
Avant qu’elle ne change
De longueur d’onde !

Viens goûter dans ma tête
Les terribles visages
De la connaissance.

Cueille l’énergie insolite
D’un cerveau d’artiste.

Ce soir, je rêve Création.


 

Fille du vent

Tu conçois la tempête,
Fille du vent;
Que ne suis-je fils du tonnerre,
Pour suivre tes pas,
Pour brûler les étapes,
De mes feux...

Tes cheveux tourbillonnaient,
Caressaient la mer au passage
Puis remontaient vers le ciel
Où j’étais caché
Derrière un gros nuage endormi.

Comme je désirais danser avec toi
Cette valse tous les jours,
Ô fille du vent !


 

Beauté

Beauté de jeune fille,
Beauté de cathédrale,
Dans un palais en ruines
Sous un soleil naissant.

Toute drapée de volonté de vivre
Et de musique humaine.

Victorieuse de son caprice,
Maîtresse de son idéal,
Elle vit :

Amour d’un monde
D’un microcosme.


 

Naissance

Sur toutes les routes du monde,
Il va naître.
Arrêtons-nous, ici, quelque part
Tous les jours, il naît, et toutes les nuits...

Au soleil, dans ton rêve, et dans mon cœur.
Nul repos, au-delà du mur.
Continue, jusqu’à cet arbre de vie.
Sous les étoiles, il va naître

Notre amour.


 

Invitation à la valse

La vie ne lui souriait plus.
Alors, il sourit à la mort,
D’un sourire de bon vivant
Qui ne veut plus voir
Les bien portants.

Valse des jours ! Valse des nuits !
Il a retrouvé la jeunesse
Du prénatal.

Pour le temps des mondes,
Il est dans la ronde
Des heures inoubliables,
Des moments perdus,
Des joies oubliées.


 

Dans la nuit du jardin

Dans la nuit de mon jardin,
Les fleurs ont refermé leur corolle
Le criquet a fermé sa boîte à musique,
Et le ver luisant fait écho
À la lune moribonde.
Le vent danse avec les fantômes,
De la nuit noire.

Dans la lueur de tes cuisses blanches,
Je vois ton sein offert à la passion,
Et tes lèvres enflammées.
Je touche tes cheveux,
De ma bouche en feu.

Dans la nuit noire et nue,
La lune s’est glissée
Sous un nuage complice.


 

Tu seras mon œil

Un jour tu seras mon œil,
Et je serai ton image.
Je t’apporterai des alexandrins,
Sous des peaux de bête,
Pour déjeuner dans l’herbe
De mon jardin sidéral.

Un jour, hors du temps,
Tu te baladeras
Avec ton air de printemps,
Sans quitter mon cœur ni ma maison
De rêve.

Un jour, ce sera le passé
Je serai jeune, j’aurai passé
L’âge des souvenirs glacés.
Tu verras mon nouveau visage
Dans le miroir du présent
Ce jour-là...


 

Sérénité

Un poète en musique
A chanté
Un hymne à l’infini.

L’homme a vu
Son rêve perché
Sur une étoile
En joie.

Une fleur
Dans la nuit
A souri.


 

Offrande

Je t’offrirai
Des perles de rosée,
Tu seras bleue
Dans le ciel gris.

Veux-tu ?

Tu seras mon cœur
Quand je n’en aurai plus
Et ma voix,
Quand la mienne se sera tue.

Peux-tu ?

Je t’achèterai
Des jupons couleur d’orage
Et des rubans de laine.

Je t’inviterai
Au bal des orphelins assassins
Et nous danserons sur les vagues.

Je t’emmènerai
Par la main du rêve
Dans ce pays d’où l’on ne peut partir.


 

Promène tes pas

Promène tes pas
Sur mes souliers vernis,
Caresse de tes pieds feutrés
Mes orteils de toile.

Toujours il restera un peu de chaleur
Au fil des nuits polaires
Et des jours sans soleil
Mon cœur et ta raison font bon ménage,
Mes pieds, ta chanson, et leur ramage.

Tout un tel bruit que l’écho des nuits
S’est tu, vaincu par tant de distinction...


 

Mon ami d’enfance

Il avait soif de caresses
Et de paroles amicales
Mon jeune cheval.

Joue contre joue,
Nous étions si heureux
Que j’avais envie de pleurer.

J’aurais voulu crier ma joie
Crier ma chanson à tous les vents
À la fois. Il était tout à moi.

Mon cheval de bois.








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